Édito
Le projet
La chapelle
L’équipe

Explorer la beauté insoupçonnée des résonances, voilà tout le programme de cette nouvelle saison de musiques baroques et irrégulières à La Trinité.

Elle brasse les époques, les esthétiques et les disciplines en multipliant les affinités artistiques inattendues. Du concert à la performance, du cirque à la danse, elle fait se rencontrer Pérotin et Steve Reich, Bach et Pierre Henry, Dowland et John Cage, Haendel et Sinèad O’Connor.
On y termine l’année avec Philip Glass, Rammstein et Pergolèse avant de commencer la suivante avec Chassol et Scarlatti. Goût de l’éclectisme ? Disons plutôt : amour des connexions invisibles, que seul un fil rouge consacré au mystique Gurdjieff pourra sans doute éclairer.

Elle sonde aussi la continuité énigmatique d’un lieu, désacralisé il y a cent ans mais toujours consacré à la contemplation, où nous avons eu envie de faire résonner cette année beaucoup de « musique sacrée ». Surtout par curiosité : outre un répertoire véritablement glorieux, on
voudrait bien savoir ce que cette appellation (entre nous bien profane) a encore à nous offrir. Quelle musique nous rassemble encore avec l’envie de relever la tête ? Quelles messes pour le temps présent ? Quelles émotions pour se mêler aux frissons qui parcourent ces marbres depuis quatre cents ans ?

En vous ouvrant toute l’année ce lieu hors du temps, on aimerait vous convaincre que le baroque est encore devant nous comme une invitation à sublimer la plate folie du monde dans les vertiges de la création, de l’imagination et de nos sensations. Et en s’oubliant le temps d’une soirée ou d’un festival dans de beaux rêves, faire savoir que la musique est encore un lieu pour se retrouver, se réjouir et prendre l’époque à bras le corps.

La Trinité est le projet du Concert de l’Hostel Dieu et de Superspectives réunis dans l’association Lyon Trinité Musique. Ensemble, ils ouvrent une nouvelle scène de musiques baroques et irrégulières dans l’un des plus beaux lieux de patrimoine du centre-ville de Lyon : la chapelle de la Trinité.

Laboratoire de nouvelles expériences créatives et maison baroque ouverte à tous, sa programmation suit principalement trois axes :

(1) Faire dialoguer musique ancienne et contemporaine, articuler répertoire et création, être attentif au nomadisme des formes qui relient la musique occidentale aux traditions extra-européennes, populaires ou savantes.

(2) Prolonger le dialogue noué à l’âge baroque entre les disciplines, notamment art-sciences, et l’idéal d’une symphonie des arts en encourageant les formes contemporaines d’hybridation artistique.

(3) Explorer les liens musique-nature à l’heure de l’urgence écologique.

Perle de l’architecture baroque lyonnaise édifiée par les Jésuites au début du XVIIe siècle, la chapelle de la Trinité a longtemps été destinée au culte, à l’enseignement et à la musique. Désacralisée il y a cent ans, elle est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques en 1939 et restaurée magnifiquement à la fin des années 1990.

Elle est depuis une salle de concert à temps plein et fait peau neuve en 2024 avec La Trinité, nouvelle scène de musiques baroques et irrégulières, qui ouvre la chapelle comme un lieu « trois en un » :

  • Une maison baroque, ouverte à la diversité des acteurs de la filière et des publics d’aujourd’hui ;
  • Un laboratoire de nouvelles pratiques créatives, capable de réconcilier le goût de l’expérimentation et le plaisir de l’expérience sensible ;
  • Un lieu d’hospitalité culturelle au cœur du territoire métropolitain, où chacun peut se sentir chez soi et se réapproprier un patrimoine commun, musical comme architectural.
En images

Co-directrice
Camille Chabanon

Co-directeur
Camille Rhonat

Directeur artistique
Franck-Emmanuel Comte

Conseiller artistique
François Mardirossian

Chargée des relations publiques
Justine Vincenti

Régisseur général, lumières
Franck Dusseux

Création graphique
Studio Paul Andali & Alain Papazian

Photographie
William Sundfor

et toute l’équipe technique