Le Concert de l'Hostel Dieu & La Camera delle Lacrime
STABAT MATER
Une relecture croisée de l’oeuvre de Vivaldi
LIEU
Chapelle de la Trinité
29-31 rue de la Bourse, Lyon 2e
PROGRAMME
Antonio Vivaldi, Stabat Mater RV 621 (adaptation par Le Concert de l’Hostel Dieu et La Camera delle Lacrime) ; Pietro Antonio Locatelli, Il Pianto d’Arianna (extraits) ; Laudario di Cortona (extraits) ; Séquences grégoriennes et chants traditionnels
DISTRIBUTION
Le Concert de l’Hostel Dieu
& La Camera delle Lacrime
Bruno Bonhoure, ténor
Franck-Emmanuel Comte, orgue et chant collectif
Mokrane Adlani, chant et oud
Pierre Hamon, flûtes et chant collectif
Véronique Bouilloux, violon et chant collectif
Florian Verhaegen, violon, vièle à archet et chant collectif
Aurélie Métivier, alto et chant collectif
Clara Fellmann, violoncelle et chant collectif
Khaï-Dong Luong, recherche et dramaturgie
INFO PRATIQUE
Mardi 2 mars 2027 à 20h
Ouverture des portes : 19h30
Durée : 1h20
Tarif B (15 à 30€)
La Supplique du Stabat Mater s’inscrit dans le cycle des Sept Douleurs de la Vierge, dont elle constitue le cinquième moment, lorsque Marie se tient debout au pied de la croix. Cette création spectaculaire réunit deux ensembles aux approches complémentaires, croisant sources médiévales et répertoire baroque. Autour du Stabat Mater de Vivaldi et de laudes du XIIIᵉ siècle issues du manuscrit de Cortona, le projet propose une traversée musicale et sensible entre douleur, espérance et lumière.
La séquence (poème chanté) du Stabat Mater serait attribué pour certains à Jacopone da Todi (vers 1220-1306) ou alors pour d’autres à Saint-Bonaventure (1221-1274). C’est également à l’occasion de la fête des Sept Douleurs de la Vierge le 18 mars 1712 dans la ville de Breschia en Lombardie, qu’Antonio Vivaldi crée son Stabat Mater ; œuvre sublime qui met en musique ses réflexions intimes face à la sidération devant la mort et la confrontation de chacun à la finitude. Ces réflexions se traduisent par une musique qui évolue subtilement entre retenue et expressivité, et qui fait place dans les derniers versets à la lumière, au pardon et à l’espoir dans « la gloire du paradis ».
Nous avons choisi des laudes du 13ᵉ siècle, du manuscrit de Cortona pour compléter notre proposition. Celle-ci qui a donc en son centre une des pièces phares du répertoire baroque arrangé dans notre spectacle pour la voix de ténor. L’universel n’est pas quelque chose que l’on décrète, c’est un processus de construction. Du vestige d’une tradition qui nous arrive du Moyen Âge et dont Vivaldi a apporté du vertigineux dans l’écriture de la supplication, nous allons nous réunir pour accorder nos cœurs et nos âmes au profit d’un « faire commun ». De notre rencontre sur le plateau naîtra une organisation où chaque geste sera musical autant que pictural.



