Pierre Hantaï
PIERRE HANTAÏ JOUE SCARLATTI
Récital solo au clavecin
LIEU
Chapelle de la Trinité
29-31 rue de la Bourse, Lyon 2e
PROGRAMME
Domenico Scarlatti, sélection de Sonates ; Georg-Friedrich Haendel, 3e Suite en ré mineur ; Johann Sebastian Bach, Préludes et Fugues extraits du 2e livre du Clavier bien tempéré.
DISTRIBUTION
Pierre Hantaï, clavecin
INFO PRATIQUE
Mercredi 13 janvier 2027
Ouverture des portes : 19h30
Durée : 1h15
Tarif A (12 à 50€)
L’un des plus grands interprètes de Domenico Scarlatti, le claveciniste Pierre Hantaï, nous fait l’honneur d’un récital consacré au maître italien. Au programme, un florilège parmi les plus belles sonates pour clavecin, mis en regard avec des oeuvres de ses illustres contemporains, Johann Sebastian Bach et Georg Friedrich Haendel. Une soirée d’exception dédiée à des figures majeures du baroque, toutes trois nées en 1685.
Pierre Hantaï
Claveciniste français, Pierre Hantaï s’est imposé comme l’une des figures majeures du renouveau du clavecin. Formé auprès de Gustav Leonhardt, il développe une approche exigeante fondée sur la clarté du discours, la rigueur stylistique et la vitalité de la rhétorique baroque. Son travail autour des sonates de Domenico Scarlatti occupe une place centrale dans son parcours : ses enregistrements de référence ont contribué à renouveler profondément l’écoute de ce répertoire. Il y révèle une écriture d’une inventivité foisonnante, entre virtuosité, poésie et énergie rythmique. Interprète recherché dans tout le répertoire des XVIIe et XVIIIe siècles, il s’illustre également dans les œuvres de Bach, Couperin ou Rameau, avec une même exigence de style et de liberté expressive. Pierre Hantaï joue sur son propre clavecin, un instrument conçu initialement pour Gustav Leonhardt par l’Atelier William Dowd à Paris (1985), copie d’un clavecin du facteur Michael Mietke (Berlin, 1703).
Les sonates pour clavecin
Les sonates pour clavecin de Domenico Scarlatti constituent un univers unique dans le répertoire baroque. Composées en grande partie durant son séjour en Espagne, elles portent l’empreinte des rythmes ibériques, des danses populaires et d’une virtuosité éblouissante. On en recense 555, transmises dans différents manuscrits et éditions, formant l’un des corpus les plus vastes jamais écrits pour le clavier.
Brèves et souvent construites en deux parties symétriques, elles déploient une inventivité sans cesse renouvelée : croisements de mains, effets de guitare, audaces harmoniques et contrastes saisissants. D’une liberté formelle remarquable, ces pièces échappent aux modèles traditionnels pour privilégier l’énergie, la surprise et l’expressivité. À la fois brillantes et sensibles, elles transforment le clavecin en un véritable théâtre sonore, où se mêlent éclat, poésie et fantaisie.



